COMMENT INTRODUIRE ET CONCLURE

I – L’INTRODUCTION

1) Repérez et numérotez les trois étapes de l’introduction dans les exemples suivants.

A/ De retour sur les écrans cinématographiques, les Temps Modernes font partout salle comble. Le succès c’est d’abord, bien sûr, celui du comédien incomparable, Charlot. Mais n’est-ce pas aussi celui du réalisateur Charlie Chaplin, qui a su dénoncer avec une férocité souriante, une des tares de l’industrie moderne : le travail à la chaîne ? Les conditions matérielles de la vie des O.S. ont bien changé depuis 1936 ; mais à cause de cela peut-être, les travailleurs se résignent de moins en moins à être traités comme des mécaniques et soumis aux mêmes règles que les règles que les machines.

Ni mai 1968 ni la grève aux usines Renault du Mans n’ont, pour le moment, abouti à une modification fondamentale des conditions du travail des O.S. en France. La chaîne sera-t-elle donc toujours la chaîne comme l’affirmait, il y a quelques mois encore, un responsable d’une grande entreprise métallurgique ?

B/ On les aime bien, ces petites bêtes. On les aime tant, qu’elles occupent désormais une place importante, certes par les traces qu’elles laissent sur les trottoirs de nos villes, mais aussi par le développement d’une médecine vétérinaire prospère, d’une littérature abondante consacrée aux soins à donner, des rayons entiers dans nos magasins d’alimentation aux produits spéciaux et publicité correspondante. On les aime tant d’ailleurs que la France a plus de chiens (9 millions en 1981) et de chats (6 500 000) que d’enfants. Un tel développement ne manque pas de poser question. Pourquoi une telle zoophilie galopante ? Pourquoi une sensibilité si vive pour les animaux, de vigoureuses campagnes assimilant la vivisection à un crime, alors que l’avortement est tenu pour une large fraction de l’opinion pour une « libération » ?

C/ Il est des œuvres qui suscitent admiration et respect. D’autres qu’on se borne à aimer, à relire, avec lesquelles on noue des rapports secrets et qui ne sont pas forcément des chefs-d’œuvre. D’autres pour lesquelles on s’est enthousiasmé et qui, dix ans plus tard, ont étrangement perdu leur suc. Rares sont celles qu’on aime et qui vous en imposent, grandissent à chaque lecture, deviennent plus riches, plus émouvantes, plus profondes. L’Education Sentimentale est de celles-ci. L’un des grands romans du siècle et l’un de ceux qui ont gardé une inaltérable jeunesse.

2) Rédigez approche, transition et rappel du sujet pour chacun des libellés suivants :

A/ La limitation de vitesse est-elle une mesure vraiment efficace pour diminuer la mortalité sur les routes ?

B/ Pensez-vous qu’aujourd’hui on puisse toujours classer les emplois auxquels vous vous préparez en métiers féminins et en métiers masculins ?

C/ Un personnage médiocre peut-il être un héros de roman ?

II – LA CONCLUSION

1)       Pour chacune de ces conclusions, précisez le thème (ou sujet) de l’article et le propos (ce qu’on en a dit) en quelques mots.

2)       Repérez et numérotez les deux étapes de la conclusion.

A/ On est loin des perspectives radieuses évoquées plus haut, des 80% de bacheliers à l’horizon de l’an 2000, dans 14 ans… Peut-être pas. Les remèdes existent. Mais il n’y a pas une année à perdre.

B/ Ainsi l’homme moderne, épris de vitesse, imprime au monde qui l’entoure une accélération toujours plus grande. Vitesse sans cesse accrue des productions, des échanges, des communications, tout cela affecte notre vie quotidienne pour le meilleur et pour le pire. Même dans des domaines jusqu’à présent considérés comme insensibles à cette accélération, la biologie animale ou végétale par exemple, nous contraignons la nature à adopter un rythme toujours plus rapide. Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Le problème reste posé et le sera sans doute pendant longtemps encore.

III – INTRODUCTION ET CONCLUSION

Repérez les étapes de l’introduction et de la conclusion.

Sujet :

Après un extrait des Ecrits sur le roman de Butor, est posée en discussion la question suivante : par quels moyens à votre avis le romancier peut-il « susciter ce dont il nous entretient » pour nous faire croire à la réalité de sa fiction ?

Introduction :

Dans Ecrits sur le roman, Butor met très fortement l’accent sur le paradoxe de ce genre littéraire : comment peut-il faire vrai alors qu’il se donne d’emblée comme une fiction ? Cette réflexion initiale conduit à se demander quels sont les moyens dont dispose le romancier pour résoudre ce problème et « susciter ce dont il nous entretient ». Puisera-t-il dans le réel des éléments qui permettent « d’emporter la créance », ou demandera-t-il au texte lui-même de faire naître l’indispensable adhésion du lecteur ?

Conclusion :

Le romancier est celui qui donne aux mots le pouvoir de créer un monde auquel le lecteur va adhérer pendant le temps de sa lecture. Il ne faut donc pas s’étonner s’il utilise autant la force de l’écriture que les éléments du réel pour faire croire à la réalité de ce dont il parle. Mais on pourrait se demander s’il est légitime d’attendre du roman qu’il nous dévoile la réalité et qu’il nous aide à la mieux comprendre.